
Hello 👋 c’est Hervé Clemenceau, auteur de Abondia (anciennement Abondance 360™️), la 1ère newsletter francophone dédiée à l'éducation financière et aux finances personnelles pour les professionnels de la Tech (Software, IT, Conseil)
C’est la 22ème édition de la newsletter envoyée toutes les 2 semaines, le jeudi
Vous y découvrirez un ensemble de ressources gratuites que je crée moi-même, ainsi que des analyses et des points de vue que je partage. Toutes les éditions sont archivées sur le site web pour celles et ceux qui souhaitent revenir sur un thème abordé précédemment
Pour rendre la lecture de cette newsletter encore plus interactive et adaptée à vos préférences, j’ai introduis une innovation : l’interview dynamique générée par IA. Tout au long de la newsletter, ce concept vous offre la possibilité de choisir votre mode de consommation de l’information : en lecture classique ou en audio augmenté, avec une interview conçue à partir du contenu que j’ai rédigé moi-même et qui apporte une perspective plus large aux sujets abordés. Grâce à l’IA, vous pouvez ainsi choisir d’explorer les sujets traités sous un angle vivant et immersif !
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📔 Au programme de cette vingt deuxième édition :
📰 Actus : Spécial “Projet de Loi de Finances 2026”
🤔 Insights : Peut-on se passer des US dans un portefeuille d'investissement ?
🎬 Vidéo : Quand Pékin fait de la guerre commerciale une comédie
📚 Question d’un abonné : Sylvain, 37 ans, comment investir en direct en Chine ?

💸 Spécial “Projet de Loi de Finances 2026”
Les débats autour du Projet de loi de finances pour 2026 trahissent un réel déficit de réflexe (voire de culture) économique chez nos élus : les interventions alternent entre postures politiciennes et annonces sans concertation avec l’écosystème économique et financier. Le fait que plus de 2 000 amendements restent à examiner, que le vote solennel ait dû être repoussé et que certaines mesures soient rejetées « parce que trop techniques » le montre assez bien.
Concernant l’épargne, l’investissement et la fiscalité des placements, plusieurs dispositions déjà votées méritent une attention particulière.
D’abord, le délai pour utiliser le plafond de déduction fiscale dans un Plan Épargne Retraite (PER) est prolongé de trois à cinq ans. Un avantage pour les profils amnésiques qui auraient oublié d’utiliser tout ou partie de leur plafond de défiscalisation.
Moins bonne nouvelle, les députés ont validé une hausse de la fiscalité sur les revenus du capital : le taux global de la « flat tax » passerait de 30 % à 31,4 %.
Autre élément majeur : les contrats d’Assurance vie voient les primes versées par les assurés de plus de 70 ans être soumises à des règles de transmission anticipée spécifiques pour l’année 2026 (glissez-le à l’oreille de vos parents par exemple 😀)
Enfin, le régime d’imposition des revenus passifs via certaines holdings est visé : création d’une « taxe Zucman light » (impôt sur actifs non affectés à une activité opérationnelle) portée à 2 %. Sont concernés par exemple les fonds euros de l’assurance-vie ou encore les cryptos.
Ces évolutions sont loin d’être une simple note de bas de page : elles peuvent impacter certains arbitrages patrimoniaux ou encore la structuration d’une allocation. Dans un tel contexte où les textes sont bâtis dans l’urgence, corrigés à l’envie et dont l’application reste incertaine, se faire accompagner devient indispensable.
Ne laissez pas votre épargne ou votre capital « naviguer à vue », un oeil expert permet de sécuriser la trajectoire avant que la fiscalité ou la régulation ne change encore dans les années à venir
Dénouement à suivre …

Introduction - Une fausse question, une vraie stratégie
De nombreux investisseurs s’interrogent aujourd’hui : peut‑on se passer totalement des marchés américains dans un portefeuille d’investissement ? Entre tension géopolitique croissante, signes de dédollarisation et émergence progressive d’un nouvel axe Chine‑Inde‑Russie, le contexte incite à reconsidérer la place des États‑Unis dans la stratégie long terme. Pourtant, il ne s’agit pas d’un choix binaire : plutôt qu’éliminer ou conserver, l'investisseur doit arbitrer rationnellement sa position américaine
Les États‑Unis conservent une place centrale : leur capitalisation boursière représente environ 60–65 % des grandes références mondiales. Leur poids réel dans l’économie mondiale est moindre (autour de 25–30 % du PIB) mais la surperformance des grandes entreprises américaines, en particulier dans la technologie, renforce leur attractivité structurelle
Mais des mutations rapides apparaissent : la course à l’IA entre les États‑Unis et la Chine, le déplacement stratégique de la production technologique ou encore le contrôle des terres rares sont autant de signaux qu’un monde multipolaire se construit. Dès lors, la bonne question n’est pas si l’on peut se passer des US mais plutôt quelle place leur réserver demain
1. Les États‑Unis, encore et toujours un pilier essentiel
Domination économique et leadership technologique
L’économie américaine demeure robuste : 26 % du PIB mondial et 15 % en parité de pouvoir d’achat, tout en abritant les plus grandes capitalisations mondiales. Des secteurs clefs comme la finance, la santé ou la tech y sont concentrés : MSCI, Moody’s, Morgan Stanley, Eli Lilly, Pfizer, Apple, Microsoft, Alphabet, Nvidia (et tant d’autres) offrent un avantage asymétrique en termes d’innovation et de croissance potentielle
Rendements historiques confortables
Sur les vingt dernières années, le S&P 500 a généré environ +9,6 % annualisé contre +7,6 % pour le MSCI World : un écart qui, sur des décennies, se traduit par un effet de capitalisation non négligeable. Sur dix ans, la supériorité américaine est observée depuis plus de 134 périodes consécutives, quel que soit le style ou la taille des entreprises : croissance, valeur, small caps, grandes capitalisations . Ce leadership se retrouve logiquement dans les indices : par exemple, l’indice MSCI USA surperforme systématiquement le MSCI World excluding USA depuis 2008
Liquidité, profondeur, diversité
Le marché américain est le plus liquide, le plus transparent et propose la plus grande profondeur sectorielle, incluant des leaders mondiaux dans chaque domaine : technologie, consommation, énergie, finances… Cet environnement rend possible l’investissement long terme avec une flexibilité rare, couvrant des entreprises leader dans chaque domaine clé
2. Le monde change : un besoin de diversification mesurée
Tensions géopolitiques et fragmentation croissante
Les conflits commerciaux, davantage marqués depuis l’ère « America First » de l’Oncle Donald, ont ravivé les clivages entre blocs. La rivalité sino‑américaine, les alliances stratégiques autour des BRICS et les tensions est‑ouest invitent à repenser la stabilité des actifs américains. L’essor d’un axe alternatif (Chine, Inde, Russie, Golfe) modifie progressivement l’équilibre global
Une dé-dollarisation progressive mais réelle
Les banques centrales réduisent peu à peu leur part de réserves en dollars (passée de ~67 % à environ 60 %). Plusieurs pays pratiquent déjà des transactions commerciales en yuan, rouble ou roupie. Certains émettent des obligations souveraines dans ces devises. Bien que la monnaie américaine conserve une position massive (90 % des transactions utilisent le dollar, 60 % des réserves officielles sont libellées en $), un mouvement de redirection est perceptible. Certaines enquêtes récentes montrent que 35 % des gestionnaires d’actifs sondés se déclarent sous‑pondérés en actions US, et seulement 23 % estiment que les États‑Unis seront la région la plus performante sur cinq ans
L’émergence de zones à fort potentiel
Les pays émergents, notamment Chine, Inde, Amérique Latine ou Moyen‑Orient, affichent des taux de croissance démographique et économique élevés, parfois deux à trois fois supérieurs à ceux des pays développés. Les BRICS+ représentent déjà 27 % à 36 % du PIB global selon les estimations, et cette part continue de croître. Mi-2025, les actions émergentes augmentent de +18 % versus +8‑9 % pour le S&P 500. Ces marchés offrent un potentiel de rattrapage économique avec des entreprises innovantes (Alibaba, Mercado Libre, Bharti Airtel...), souvent sous-évaluées. Mais ils comportent aussi une volatilité plus forte, des régimes politiques instables et des risques de change
Course à l’intelligence artificielle : rivalité sino‑américaine
L’intelligence artificielle est devenue un champ de confrontation stratégique entre Washington et Pékin. Les États‑Unis détiennent une position dominante dans les puces hautes performances (Nvidia, AMD), les écosystèmes cloud (GAFAM et Cie) tandis que la Chine investit massivement dans sa propre infrastructure et dans l’accès aux données, et s’appuie sur les terres rares, base industrielle essentielle à la production de composants pour l’IA. L’impasse à venir entre souveraineté technologique et dépendance géographique renforce l’idée qu’un portefeuille doit réfléchir à cette confrontation dans son positionnement géographique et sectoriel
Apple, entre production US et nouvelle chaîne de valeur indienne
Apple a annoncé en 2025 qu’il visait à fabriquer la majorité des iPhone destinés au marché US en Inde d’ici fin 2026, pour contourner les risques de tarifs élevés sur les produits Made in China. Dès 2025, plus de 50 % des iPhone exportés d’Inde vers les États‑Unis ont été produits à ce titre, une montée de 53 % en volume en un an. En conséquence, Tata Electronics et Foxconn supervisent plusieurs usines en Inde, renforçant Delhi comme nouvelle plaque tournante industrielle globale
Ce mouvement illustre une dynamique majeure : une multinationale américaine historique repositionne ses chaînes de valeur vers l’Asie du Sud, tout en maintenant un lien profond avec le marché américain
Les terres rares, enjeu stratégique des décennies à venir
Les terres rares et surtout les métaux qui en sont extraits, indispensables par exemple pour les aimants puissants des moteurs électriques, des data centers, des robots et des équipements militaires, sont dominées par la Chine qui contrôle plus de 95 % de la production de ces métaux. L’essor de l’IA accroît cette dépendance
Pour sécuriser l’accès à ces matériaux critiques, les États‑Unis ont conclu un accord avec l’Ukraine cette année, en échange de fournitures d’armes, compte tenu des infrastructures manquantes dans ce pays occupé. Par ailleurs, un accord multipartite sino‑américain conclu en juin 2025 associe la permission d’exporter des terres rares à Pékin à la levée des restrictions sur les puces Nvidia vendues en Chine
Pendant ce temps, le Département américain de la Défense investit directement dans MP Materials, accompagnant son projet de raffinerie au Texas, introduisant un système de prix plancher garanti pour certains métaux rares, ouvrant la voie à une production locale viable d’ici 2028
L’enjeu est clair : l’accès et le contrôle des terres rares deviennent un élément stratégique géo-économique majeur, structurant l’équilibre du pouvoir technologique mondial
3. Réaliser une allocation multipolaire réfléchie
Le piège du choix binaire
Il est risqué de basculer vers une posture idéologique : tout conserver aux États‑Unis ou tout abandonner au profit des émergents. Le plus raisonnable est un ajustement progressif, l’enjeu n’étant pas d’exclure mais de pondérer stratégiquement selon l’objectif long terme. Une sortie complète serait une erreur, au même titre qu’un biais exclusif.
Principes de répartition géographique raisonnée
Colonne vertébrale US : garder une base significative en actions américaines (par exemple 50‑60 % du portefeuille actions) afin de profiter de la liquidité, de la profondeur et de la performance historique
Exposition internationale diversifiée : Europe développée, Asie‑Pacifique non US et zones émergentes (10‑20 %), notamment Inde, Chine, Amérique Latine, investissant dans des entreprises de croissance et infrastructures
Actifs stratégiques et non corrélés : matières premières critiques, incluant métaux rares, or et obligations libellées dans d’autres devises
Rééquilibrage progressif selon cycle
Adopter une approche graduelle (par exemple 5 % d’allocation vers les marchés hors‑US par an) permet d’évoluer sans choc brutal. Ce rééquilibrage s’ajuste à des moments/cycles : décote relative des émergents, tensions tarifaires, évolution des politiques industrielles locales … Les données suggèrent que l’émergence des marchés non US offre dès aujourd’hui des rendements supérieurs mais que ces performances demeurent cycliques. Des rééquilibrages réguliers permettent de capter ces retournements sans renoncer aux forces des États‑Unis
Oui mais quels supports d’investissement ?
Utiliser des ETF mondiaux comme MSCI ACWI IMI, avec environ 60% d’exposition aux États‑Unis, fournit un bon benchmark équilibré pour un portefeuille global diversifié sans surpondération US extrême
Compléter avec des ETF spécifiques sur les émergents, l’Inde, la Chine ou des thématiques efficientes (IA, énergie, infrastructures)
Attention aux couvertures de change : elles réduisent la volatilité mais aussi le rendement net sur le long terme

Ne pas trancher, mais arbitrer rationnellement
Abandonner les États‑Unis serait considérablement préjudiciable : cela reviendrait à sacrifier la performance historique, la liquidité et l’accès à la technologie de pointe. En revanche, ne pas diversifier ni tenir compte de la montée des puissances émergentes, des nouvelles chaînes industrielles, des enjeux technologiques (IA) et des ressources stratégiques (terres rares), ce serait risquer de manquer le tournant multipolaire
La vraie question devient : quelle place accorder aux États‑Unis dans une allocation qui anticipe le monde de demain, sans en ignorer les fondations ? Une posture équilibrée, solide sur les US, mais ouverte aux émergents et stratégies globales est plus pertinente qu’un revirement total
👉 Pour un investisseur souhaitant affiner cette stratégie en fonction de son profil de risque, horizon ou zone potentielle à valoriser, plusieurs options sont possibles :
Une allocation personnalisée : simulation de portefeuille ajusté à votre tolérance et objectifs (ex. pondérations US / émergents / thématiques critiques)
Une analyse sectorielle approfondie : focus sur l’IA, métaux critiques, zones à forte croissance ou mégatendances.
Un suivi continu : alertes sur les seuils d’évaluation, les réformes structurelles ou les opportunités dans les chaînes de valeur globales
Contactez-moi si une de ces approches correspond à vos attentes, je peux vous proposer un diagnostic initial gratuit.

Humour : quand Pékin fait de la guerre commerciale une comédie
Derrière les chiffres, la géopolitique joue parfois sa partition sur un autre terrain : celui de la communication. Et quand il s'agit d'envoyer un message à Washington, Pékin ne manque ni de créativité… ni d’ironie
Dans cette vidéo publiée par Le Monde, on découvre comment la Chine détourne les codes des publicités américaines pour produire une vidéo de propagande aussi drôle que redoutablement ciblée. Sur fond de guerre commerciale, ce clip met en scène l’hypocrisie perçue de la politique industrielle américaine, incapable de se passer des composants "made in China", tout en multipliant les barrières tarifaires
C’est à la fois un pied de nez culturel et un signal stratégique : la Chine entend bien montrer qu’elle maîtrise à la fois les chaînes de valeur … et le storytelling. Pour un investisseur, cela illustre que le soft power, la perception et le contrôle de la communication sont désormais des armes économiques à part entière
Pour un investisseur, cela renforce l’idée développée dans l’article : il ne s’agit pas de choisir un camp, mais de comprendre que le monde devient multipolaire, instable, et que la diversification géographique est une forme d’anticipation. Même l’humour géopolitique peut alors servir de baromètre !
Bon visionnage !

Sylvain, 37 ans, Manager d’une équipe d’architectes chez un éditeur
Bonjour Hervé,
On entend souvent que la Chine domine les métaux rares et investit massivement dans l’intelligence artificielle. Dans ce contexte, pourquoi ne pas tout simplement investir en direct dans des entreprises chinoises pour profiter directement de cette dynamique ? Quels sont les freins ou les risques à le faire concrètement depuis l’Europe ?
Merci
Bonjour Sylvain,
C’est une excellente question, et elle reflète un raisonnement logique. La Chine dispose en effet de plusieurs atouts structurels dans les domaines clés que sont les métaux stratégiques et l’intelligence artificielle. Elle contrôle entre 80 et 90 % du raffinage mondial de terres rares, indispensables à la fabrication des composants électroniques avancés, des batteries ou encore des systèmes militaires. Par ailleurs, Pékin investit massivement dans ses capacités domestiques en IA, avec un soutien direct de l’État, des politiques industrielles agressives et un accès massif aux données de sa population. Autant de facteurs qui pourraient inciter à chercher une exposition directe au marché chinois.
Mais investir dans des entreprises chinoises depuis l’Europe implique plusieurs niveaux de complexité et de risque, qu’il est essentiel de prendre en compte avant toute décision
Des marchés moins accessibles et moins transparents
Beaucoup d’entreprises chinoises cotées ne le sont pas directement en Chine, mais à Hong Kong ou via des ADR (American Depositary Receipts) à New York. Ces structures, notamment les VIE (Variable Interest Entities) sont juridiquement fragiles : elles ne garantissent pas un droit de propriété réel sur l’entreprise sous-jacente, ce qui crée un flou en cas de litige
En outre, les standards comptables et la transparence des sociétés chinoises, bien qu’améliorés, restent en deçà des exigences américaines ou européennes. Les données financières sont parfois partielles, les audits peu indépendants et le pouvoir réel des actionnaires minoritaires très limité
Un risque politique omniprésent
Les entreprises chinoises opèrent dans un environnement fortement dirigé par l’État. Pékin peut à tout moment décider de réguler, de restructurer ou de sanctionner un secteur ou une entreprise sans préavis, comme ce fut le cas en 2021 avec l’éducation privée, ou avec les géants Tech (Alibaba, Tencent) sommés de se "recentrer" sur les priorités nationales. Cela représente un risque de volatilité extrême, voire de destruction de valeur que l’on ne peut pas anticiper
Du côté occidental, les tensions géopolitiques croissantes ont conduit les États-Unis à interdire l’accès à certains produits technologiques chinois et l’Europe à renforcer ses contrôles sur les investissements stratégiques. Cela crée une incertitude juridique et financière pour tout investisseur exposé.
Un risque de liquidité et d’exécution
Acheter une action cotée à Shanghai ou Shenzhen depuis l’Europe reste limité pour les particuliers. Même via Hong Kong, les frais de transaction sont souvent plus élevés, les délais d’exécution plus longs et la liquidité moindre que sur les places américaines ou européennes. En cas de choc, la sortie de position peut s’avérer difficile donc bof
Mais un potentiel de croissance indéniable
Cela dit, il serait réducteur de ne voir que les risques. Certaines entreprises chinoises, notamment dans les semi-conducteurs, la robotique, les véhicules électriques ou les services cloud, disposent de positions technologiques solides, de bilans sains et d’un marché domestique en croissance. L’Inde suit une trajectoire comparable, avec un écosystème tech en forte expansion et une classe moyenne en plein essor
Alors comment s’exposer de manière plus maîtrisée ?
Pour les investisseurs européens, une stratégie plus équilibrée peut consister à :
Utiliser des ETF thématiques ou géographiques, permettant une exposition diversifiée à l’Asie émergente ou à la Chine, sans risque lié à une entreprise unique
Favoriser les ETF domiciliés en Europe, pour bénéficier d’une fiscalité et d’une régulation plus lisibles
Investir via des fonds actifs spécialisés, pilotés par des gérants expérimentés qui connaissent le terrain local, et ajustent l’allocation selon le risque politique et économique
Si vous souhaitez néanmoins investir en direct : vigilance
Certains investisseurs, à l’aise avec la prise de risque, préfèreront malgré tout investir directement dans des actions chinoises. Voici quelques règles de prudence pour limiter les déconvenues :
Privilégier les entreprises cotées à Hong Kong plutôt qu’à Shanghai/Shenzhen, plus accessibles et mieux régulées depuis l’Europe. Vérifier qu’elles sont incluses dans des indices MSCI ou FTSE reconnus
Éviter les ADR cotées à New York si possible, notamment celles reposant sur des structures de type VIE (comme Alibaba ou Baidu), juridiquement fragiles
Lire les rapports des agences indépendantes : Morningstar, MSCI ESG ou Sustainalytics publient régulièrement des évaluations de gouvernance et de risque
Se concentrer sur les secteurs à faible exposition politique : logistique, consommation de base, équipements industriels, plutôt que l’éducation, la Tech grand public ou les médias
Utiliser un courtier réglementé en Europe, qui offre des protections légales solides et un accès clair aux marchés asiatiques (ex. : Degiro, Trade Republic, Saxo ...)
Et surtout : ne pas surexposer votre portefeuille à un seul pays ou une seule thématique
✅ En résumé
Investir en Chine peut répondre à une logique d’opportunité stratégique, en phase avec les transformations mondiales. Mais il faut le faire avec discernement. L’enjeu est de ne pas se sur‑exposer à un marché aussi puissant que potentiellement instable
La diversification est donc la meilleure réponse : elle permet de profiter du potentiel chinois sans concentrer les risques. Et elle s’inscrit dans une lecture lucide du monde multipolaire en formation, où aucun marché n’est à la fois incontournable, inflexible et parfaitement sécurisé
Bons investissements !
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Merci 🫶🏼
D’avoir lu cette 22ème édition jusqu’au bout, j’espère qu’elle vous a plu !
Si vous vous voulez aller plus loin et bâtir une roadmap patrimoniale personnalisée adaptée à vos projets de vie ou tout simplement passer à l’action concernant vos investissements, vous pouvez me contacter indifféremment via :
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À jeudi, dans deux semaines !
Hervé
Disclaimer
Tout ce qui est présenté dans la newsletter Abondia (anciennement Abondance 360™️) et sur le site Internet où sont archivés les éditions précédentes ne peut être considéré comme un conseil en investissement, au sens de la réglementation française. Il s’agit de présenter et vulgariser de manière pédagogique des concepts financiers, d’investissement et de finances personnelles. Chaque profil investisseur est unique et à ce titre chaque lecteur doit adapter sa stratégie d’investissement à celui-ci-ci et à l’horizon de temps dont il dispose. Investir comporte des risques de perte en capital


